RQTH et employeur : ce que la reconnaissance change pour votre entreprise
La RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) revient dans toutes les discussions sur l'emploi et le handicap, mais son rôle côté employeur reste flou : que change-t-elle concrètement, qu'ouvre-t-elle comme droits, et jusqu'où l'entreprise est-elle concernée ? Ce guide répond aux questions des employeurs. Pour mesurer l'impact sur votre obligation d'emploi, notre simulateur AGEFIPH chiffre votre situation en quelques minutes.
Qu'est-ce que la RQTH ?
La RQTH est une décision administrative, délivrée par la CDAPH (au sein de la MDPH), qui reconnaît qu'une personne voit ses possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi réduites par un problème de santé durable. Elle est demandée par le salarié lui-même, jamais par l'employeur, et vaut pour une durée déterminée renouvelable. Elle fait de la personne un bénéficiaire de l'obligation d'emploi (BOETH).
Ce que la RQTH change pour l'employeur
- Elle compte dans votre OETH : chaque salarié RQTH est comptabilisé dans votre taux d'emploi de travailleurs handicapés, ce qui réduit d'autant l'écart avec l'obligation de 6 % et donc votre contribution AGEFIPH.
- Elle ouvre des aides : le statut BOETH conditionne la plupart des aides à l'embauche et à l'adaptation du poste (aménagement, formation, maintien dans l'emploi).
- Elle facilite l'aménagement : elle légitime et finance les adaptations nécessaires (horaires, équipements, télétravail) avec l'appui du médecin du travail.
- Elle n'impose pas de « poste spécial » : dans la grande majorité des cas, aucun aménagement lourd n'est nécessaire ; la RQTH est un cadre, pas une contrainte de poste.
Confidentialité : un point clé
La RQTH relève de la vie privée du salarié. Il n'est pas obligé de la déclarer à son employeur, et rien ne l'y contraint. En pratique, beaucoup de salariés ne la mentionnent pas, par crainte du regard. C'est pourquoi une politique handicap fondée sur la confiance et la sensibilisation fait souvent émerger des RQTH déjà existantes mais non déclarées : autant d'unités qui comptent pour votre OETH sans nouveau recrutement. Ce sujet rejoint celui du handicap invisible, qui représente environ 80 % des situations.
Comment accompagner un salarié vers la RQTH
Vous ne pouvez pas déposer la demande à sa place, mais vous pouvez informer, orienter et rassurer : expliquer l'intérêt (protection, aménagements, maintien dans l'emploi), orienter vers le référent handicap, le médecin du travail ou Cap emploi, et garantir la confidentialité. Un salarié bien informé est plus enclin à faire reconnaître sa situation, ce qui bénéficie aux deux parties. Pour le cadre général, voyez notre guide de l'OETH.
RQTH, recrutement et sous-traitance
Recruter des personnes déjà titulaires d'une RQTH est un levier direct : notre méthode est détaillée dans l'article sourcing de travailleurs handicapés en Gironde. Et quand l'embauche directe n'est pas possible immédiatement, la sous-traitance à une entreprise adaptée comme HANDIVIA, dont les salariés sont reconnus travailleurs handicapés, produit un effet immédiat sur votre contribution.
HANDIVIA à vos côtés
Entreprise adaptée employant 100 % de salariés reconnus travailleurs handicapés, HANDIVIA aide les employeurs à structurer une démarche handicap sereine : sensibilisation, sécurisation des aménagements, sourcing et prestations inclusives. Contactez-nous pour un diagnostic gratuit.
Questions fréquentes
Un employeur peut-il demander ou imposer une RQTH à un salarié ?
Non. La demande de RQTH est une démarche strictement personnelle du salarié. L'employeur peut informer et orienter, mais ne peut ni la déposer, ni l'imposer, ni exiger sa communication.
Un salarié doit-il révéler sa RQTH à son employeur ?
Non, c'est une donnée relevant de sa vie privée. Il peut choisir de la déclarer, notamment pour bénéficier d'aménagements, mais rien ne l'y oblige. Sans déclaration, le salarié ne peut toutefois pas être comptabilisé dans l'OETH de l'entreprise.
La RQTH coûte-t-elle quelque chose à l'entreprise ?
Non, au contraire : un salarié RQTH compte dans votre obligation d'emploi et ouvre droit à des aides qui financent d'éventuels aménagements. La reconnaissance est un atout, pas un surcoût.